Rénovation électrique à Cholet
Refaire l’électricité d’une maison, c’est décider ce qu’on garde, ce qu’on reprend et ce qu’on abandonne, puis vivre avec ce choix pendant des décennies. Cette page décrit ce qu’on trouve réellement dans le bâti ancien du Choletais, comment on arbitre entre rénovation totale et rénovation par étapes, et ce que la norme impose dès lors qu’on refait tout.
Ce qu’on trouve dans une maison des années 1950 à 1980
C’est le bâti dominant autour de Cholet, et les mêmes configurations reviennent d’un chantier à l’autre. En reconnaître une chez vous vous donne déjà une idée de l’ampleur du travail.
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Des circuits sans conducteur de terre
C’est la configuration la plus fréquente. Les prises à deux broches, sans broche de terre, en sont le signe visible. Ce que vous appelez la terre est le conducteur de protection : tant qu’aucun circuit n’en comporte, la protection différentielle ne peut pas jouer son rôle sur les masses métalliques.
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Des conducteurs sous conduit acier, parfois grippés
On peut souvent réutiliser le conduit pour tirer des conducteurs neufs, ce qui évite de casser. On ne le sait qu’en essayant : c’est l’une des principales sources d’écart entre un chiffrage prévisionnel et la réalité du chantier.
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Des isolants en caoutchouc craquelé
Passé un certain âge, l’isolant se fissure et se détache au moindre mouvement. Un circuit dans cet état ne se répare pas, il se remplace.
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Des boîtes de dérivation encastrées et rebouchées
Les boîtes où se répartissent les fils doivent rester accessibles. Une boîte disparue sous un enduit ou derrière un doublage est une anomalie, et un point aveugle le jour où il faut chercher une panne.
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Des coupe-circuits à fusibles
Et parfois un fusible de 15 A sur un circuit en 1,5 mm², là où quelqu’un a remplacé le fusible d’origine par un plus gros pour qu’il cesse de fondre. La protection ne correspond alors plus à ce que le fil peut supporter.
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Des ajouts successifs
Un circuit pour la véranda, une alimentation vers l’atelier, un chauffe-eau déplacé. Chaque propriétaire a ajouté sa couche, rarement documentée, jamais repérée.
Rénovation totale ou par étapes
La rénovation totale consiste à déposer l’ensemble et à repartir de zéro : nouveaux circuits, nouvelle prise de terre, nouveau tableau, nouvelle gaine technique. Elle s’impose quand aucun circuit n’a de terre, quand les conducteurs sont hors d’usage, ou quand le logement est vide entre deux occupations. C’est le seul cas où l’installation se retrouve intégralement au niveau de la norme en vigueur, et c’est aussi le seul cas où une attestation de conformité visée par le Consuel peut être exigée.
La rénovation par étapes traite des ensembles cohérents dans un ordre de priorité, en étalant la dépense. L’installation reste alimentée entre deux phases, et chaque phase laisse un état stable et utilisable. La logique retenue est celle du risque, pas celle du confort visible.
L’ordre de priorité que nous recommandons
Quand la rénovation se fait par étapes, l’ordre est toujours le même, quel que soit le logement.
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La prise de terre et le tableau
Sans terre et sans protection différentielle 30 mA, rien de ce qui vient ensuite n’est réellement protégé. C’est le poste qui apporte le plus de sécurité par euro engagé.
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Les circuits des pièces d’eau et de la cuisine
Ce sont les pièces où l’eau, le métal et les gros appareils se croisent. Elles concentrent le risque de contact indirect et les circuits spécialisés.
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Les circuits de prises des pièces de vie
Séjour, chambres, bureau. On reprend les circuits surchargés, on sépare ce qui doit l’être, on met les prises à la terre.
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L’éclairage et le confort
Points d’éclairage, va-et-vient, commandes, réseau de communication. C’est ce qui se voit le plus, et c’est pour cette raison que cela vient en dernier.
Ce qui fait varier un chiffrage
Sept facteurs, par ordre d’impact décroissant. Aucun ne se devine au téléphone : ils s’observent au relevé sur place, et c’est ce relevé qui fait la différence entre une estimation et un devis.
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L’accessibilité des passages
Des conduits existants encore libres changent tout ; des cloisons pleines à saigner puis à reboucher changent tout aussi, dans l’autre sens.
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Le choix entre encastré et apparent
Une pose en moulure ou en goulotte coûte nettement moins qu’un encastrement, et se justifie parfaitement dans une dépendance, un garage ou un atelier.
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Le nombre de points
Prises, points d’éclairage, circuits spécialisés. C’est ce qui se compte le plus facilement et ce qui structure le devis.
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L’état de la prise de terre
Une terre inexistante suppose la création d’un piquet ou d’une boucle à fond de fouille, avec les terrassements associés.
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La remise en état des supports
Le rebouchage des saignées entre dans notre prestation. La finition peinture et la reprise de carrelage n’y entrent pas par défaut, et c’est écrit noir sur blanc au devis.
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L’occupation du logement
Travailler dans un logement habité impose de rétablir le courant chaque soir et d’avancer par zones. Un logement vide se traite en continu.
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Le niveau d’équipement souhaité
Un logement avec chauffage électrique, plaque à induction et point de recharge de véhicule ne demande ni le même tableau ni les mêmes sections de conducteurs qu’un logement chauffé au gaz.
Le détail de ces postes et la façon dont ils se traduisent en lignes de devis sont développés sur la page consacrée à notre méthode de chiffrage.
Ce que la norme impose quand on refait tout
Dès lors qu’il s’agit d’une rénovation totale, l’installation doit répondre à la norme en vigueur. Voici les points qui structurent le projet, et qui expliquent pourquoi un logement refait ne ressemble pas à ce qu’il était.
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Un nombre minimal de socles de prise par pièce
Au moins cinq dans le séjour, avec une progression selon la surface ; au moins trois dans une chambre, plus un point d’éclairage ; au moins six en cuisine, dont quatre au-dessus du plan de travail lorsque la surface le permet ; au moins un dans les autres pièces.
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Des circuits spécialisés
Un circuit dédié par gros appareil : plaque de cuisson ou cuisinière, lave-linge, lave-vaisselle, four, chauffe-eau. Ce ne sont pas des prises ordinaires, et leur section n’est pas la même.
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Des sections de conducteurs cohérentes avec les protections
L’éclairage en 1,5 mm², les circuits de prises en 1,5 mm² protégés en 16 A ou en 2,5 mm² protégés en 20 A, les circuits spécialisés en 2,5 mm² protégés en 20 A, la plaque de cuisson en 6 mm² protégée en 32 A en monophasé.
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Une gaine technique logement
Ce que vous appelez le placard du compteur est la gaine technique : elle regroupe le tableau électrique, le tableau de communication et deux socles de prise, dans un espace réservé à cet effet.
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Un réseau de communication
Au moins deux socles de communication dans les petits logements, davantage au-delà. Ils se posent au moment où les cloisons sont ouvertes, jamais après.
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Une liaison équipotentielle supplémentaire dans les pièces d’eau
Elle relie entre eux les éléments conducteurs de la salle de bains et les raccorde au conducteur de protection, pour qu’ils ne puissent pas se retrouver à des potentiels différents.
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Une réserve de modules libres au tableau
Au moins 20 % de l’espace du tableau reste disponible. C’est ce qui permettra d’ajouter un circuit plus tard sans tout redéposer.
Vivre chez soi pendant les travaux
C’est la question qu’on nous pose le plus souvent, et celle qui figure le moins sur les sites du secteur.
Un chantier de rénovation par étapes se découpe en zones. Le courant est rétabli en fin de journée sur les circuits non concernés, et les zones en travaux restent hors tension. Il faut prévoir de la poussière, du bruit de perforateur, des meubles décalés le long des murs et un accès aux plafonds.
Une rénovation totale dans un logement occupé reste possible, mais elle coûte plus cher, parce qu’elle impose des reprises et des rétablissements quotidiens. Si le logement peut être libéré, même quelques semaines, cela se voit sur le devis.
Questions fréquentes sur la rénovation électrique
Peut-on refaire l’électricité sans casser les murs ?
Partiellement. Lorsque les conduits existants sont libres, on tire des conducteurs neufs sans ouvrir. Lorsqu’ils sont grippés, absents ou de section insuffisante, il faut soit saigner, soit passer en apparent sous moulure ou goulotte. Nous testons les passages avant de chiffrer, et le devis distingue les deux hypothèses quand le doute subsiste.
Faut-il refaire la prise de terre ?
On la mesure d’abord. Sa valeur doit être assez basse pour que la protection différentielle coupe dans les conditions attendues ; en pratique, on vise une valeur inférieure à 100 ohms. Si la terre est absente, ce qui est courant dans le bâti le plus ancien, il faut la créer, et cela conditionne tout le reste du projet.
Combien de temps dure une rénovation complète ?
Cela dépend de la surface, du nombre de points et de l’accessibilité des passages ; un chiffre annoncé hors contexte n’aurait aucun sens. Ce que nous vous remettons, c’est un phasage écrit après relevé sur place, avec les dates de coupure prévues.
Peut-on garder l’ancien tableau et ne refaire que les circuits ?
C’est l’ordre inverse de celui que nous recommandons. Des circuits neufs raccordés à un tableau à fusibles dépourvu de différentiel 30 mA restent mal protégés. Le tableau est le premier poste, pas le dernier.
Faut-il passer le Consuel après une rénovation ?
Pour une rénovation totale avec réfection complète de l’installation, oui : l’attestation de conformité visée par le Consuel est exigée avant la mise en service par le distributeur, qui reste seul compétent sur tout ce qui se trouve en amont du disjoncteur de branchement. Pour une rénovation partielle sur une installation qui reste alimentée, non. Nous vous précisons le cas applicable au moment du devis, et le devis indique qui prend en charge la démarche.
Décrivez le logement
Surface, année de construction, ce qui est déjà refait : avec ces trois éléments, nous vous dirons ce qu’implique un relevé sur place et par où commencer.